Chroniques du conseil municipal du 12 avril 2018

Nous voici de nouveau réunis, à peine un mois après le dernier conseil, faute au budget à voter et aux vacances qui arrivent. L’éternel absent l’est toujours et ne daigne pas cette fois-ci donner de pouvoir. Ce doit être le cumul des mandats.

Le climat est assez frais, on sent que les radiateurs sont éteints, sans doute par souci d’économie d’énergie. De toute façon, les radiateurs de la salle du conseil doivent dater des années 50 et il ne vaut mieux pas trop leur demander. Ce n’est pas bien de se plaindre des conditions, je m’arrête là.

Nous débutons la séance avec une minute de silence pour les victimes de l’attentat de Trèbes.

Le gros morceau du conseil nous tient pendant 1 h 30. Le budget 2018 et surtout l’usage des 34 millions d’euros issus de la vente de la SEMI Sèvres. On nous annonce moult projets, répartis sur 12 priorités – tout devient prioritaire en fin de mandat et en début de campagne électorale pour le prochain. On ne sait pas bien qui a défini les priorités et les projets, on nous parle de 5 réunions de municipalité (5, oui 5 !). L’opposition est arrivée après cette intense réflexion et en une heure de questions sans réponse, c’était plié. Les 34 millions de la SEMI, c’est Noël, le catalogue de la Redoute, l’opulence et l’abondance. On va donc faire plaisir à tout le monde, ou presque. Mais surtout à pas mal d’opérateurs semi publics ou privés qui se feront une joie de nous accompagner parce que nous n’avons pas assez de personnels de la ville pour faire face.

Je m’interroge beaucoup sur le projet de restaurant au SEL. Nous confions l’opération à une Société Publique Locale qui est chargée des études, de la maîtrise d’ouvrage, du choix du restaurateur et des petites cuillers. Coût prévisionnel : 2 millions d’euros, dont 1,5 de travaux. Ça nous fait du 7.500 euros le m2, une paille. La SPL se paie sur la bête : 150.000 euros et à chaque fois qu’elle mettra un pied dans la salle de réunion, la facture sera de 228 euros l’heure. Le resto fonctionnera midi et soir et empêchera que quoi que ce soit se passe dans la salle de la Rotonde en parallèle. Je parle de privatisation de lieu public, sous les cris effarés de la majorité. Bien entendu, je n’ai rien compris aux besoins des Sévriens qui auront envie de plats réchauffés et de burgers. J’ai beau poser plein de questions, on me rétorque que les réponses seront données justement par la SPL. Mais qui posera ces questions ?

Nous augmentons de 35 centimes l’heure l’indemnité payée aux professeurs des écoles pour les études. C’est évidemment « énorme » de les rémunérer 22,34 euros/heure. Je compare au coût d’une baby sitter….réclame une réflexion de la municipalité sur le sujet. Mais….la municipalité n’a pas envie. Pas envie de rémunérer trop ce service.

La perle du conseil est attribué au maire qui me déclare que « le budget de fonctionnement est tout à fait sous contrôle », surtout avec le million annuel que la ville dépense pour l’eau et l’énergie.

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